Le grand retour de Daly avec son nouvel album “One man gang”

Après 5 ans d’absence, « Mister Dal » aka Daly est de retour avec un 4è album aux sonorités plus urbaines et aux messages conscients, « One Man Gang », pour le plus grand bonheur de ses fans les plus fidèles. Beyon vous fait partager sa rencontre avec un artiste passionné, mais aussi avec un acteur social local majeur et tout simplement un homme attaché à ses racines.

20 ans de carrière, quel parcours ! Quand tu regardes dans le rétroviseur que retiens-tu ?  

Que du positif, il n’y a pas de choses négatives à retenir car il n’y a pas de négation dans la musique c’est un art dans lequel tout doit être positif. Ces 20 ans de carrière même avec les embûches, m’ont permis d’être ce que je suis aujourd’hui.

Tu as fait le choix de mettre à l’honneur ta maman en sortant ton opus le jour de son anniversaire et en faisant un titre aux sonorités plus Reggae. Tu peux nous en dire plus ?

Ce titre n’était pas prédisposé à la vente il s’agissait d’un cadeau de Fête des Mères pour ma maman et après son décès j’ai souhaité lui rendre hommage à plus grande échelle, mais de base il s’agissait simplement d’une intime déclaration d’amour. C’était une femme forte et ce message s’adresse à toutes les femmes qui restent debout fortes et qui restent solides malgré la maladie et les aléas de la vie.

Tu es un acteur social actif en Guadeloupe avec la création de ton association “Tout est possible” dans le quartier du Raizet aux Abymes. Comment ce projet à vu le jour ?

Cet engagement associatif vient de la simple envie d’aider, ne pas juste parler mais AIDER. Le jour où je me suis senti prêt, lorsque ma notoriété me l’a permis j’ai souhaité donner l’amour que je pouvais recevoir par le biais de la musique. J’avais envie de donner aux gens du Love, de l’espoir, leur tendre la main car lorsque je vivais dans la cité j’ai entendu et vu beaucoup de beaux parleurs et je me suis toujours dit que le jour où je pourrais, moi, je le ferai vraiment.

Le chantier d’insertion dans le domaine de l’audiovisuel a pour but de former des jeunes issus des quartiers défavorisés et faire en sorte qu’ils ressortent avec l’équivalent d’un bac +2. J’ai fait le choix de ce secteur car nous vivons dans une société liée à l’image et nous avons chez nous un “terrain de jeu naturel”, un cadre exceptionnel, de jolis spots pour faire de belles vidéos, mais malheureusement pas assez de formations adaptées et qualifiantes.

Comment arrives tu à concilier vie d’artiste et vie privée ?

J’ai été choisi par la musique, je n’ai pas la prétention d’ être une star, je ne me « la raconte pas ».Je vis comme une personne normale, je travaille, je paye mes impôts… Il faut savoir organiser son emploi du temps – c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis du temps à sortir cet album – mais j’ai la chance d’être entouré d’une femme et d’une famille qui m’aident et me soutiennent.

J’imagine que cela est aussi une source d’inspiration ?

Il est vrai que mon travail est aussi une source d’inspiration non seulement avec l’association mais aussi en tant qu’ambassadeur de la ville des Abymes. J’ai pour habitude de côtoyer des jeunes qui sortent de prison, d’autres en difficulté financière, je suis confronté à la réalité et à la dureté de la vie au quotidien et ce n’est pas toujours rose. C’est d’ailleurs ce contexte qui m’a inspiré le titre “Jeness an nou”  feat AKIYO & Kéros-N.

Pourquoi cette volonté d’un nouvel album plus urbain que les précédents ?

Parce que j’avais envie de me faire plaisir avant tout mais aussi faire plaisir à mes fans de toujours qui voulaient me retrouver sur un terrain plus familier, et ils me le rendent bien avec leurs nombreux messages. Ce n’est pas un album commercial…

Tu as des featuring avec des artistes de la nouvelle génération ( Bilix, Drex, Pon2mic etc…)… Que pense-tu de la relève musicale antillaise ? que ce soit en zouk, dancehall ou rap?

Cette nouvelle génération d’artistes surfe sur les tend ances, ils sont dans l’air du temps, moi aussi avant j’ai surfé sur les tendances, et d’autres, après eux, feront la même chose. La musique et les Vibes évoluent et le plus important est de perdurer dans le temps c’est pour cela que je suis content d’être encore là après 20 ans.

Tu prévois des dates en France ? A Paris… ?

Le but premier est de donner un beau rayonnement à cet album. Par la suite évidemment j’ai envie de regagner la scène d’être face à mon public alors, oui, le projet est en cours rendez-vous très prochainement ! Je ne manquerai pas de vous tenir au courant !

 

Michèle Beltan

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